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Pyrénées 2016-41

EN AVRIL : OSEZ LA PÊCHE AU TOC « À GRATTER »

Avril annonce souvent des conditions de pêche difficiles pour la truite. La pêche au toc « à gratter » est alors la plus indiquée pour tirer son épingle du jeu.

Les eaux froides et la fonte de neige réduisent fortement l’activité des truites et rendent la pêche incertaine et irrégulière. C’est particulièrement le cas en avril, un des mois les plus difficiles de la saison. Pour tirer son épingle du jeu, la solution est une pêche au toc « à gratter », souvent la seule qui fonctionne dans ces conditions difficiles.

Pour la pêche au toc « à gratter », prospecter le ras du fond et des abris

Même si on ne la connait pas, on comprend tout de suite ce qui se cache derrière l’expression imagée « pêche à gratter ». Elle illustre bien, en effet, la nécessité d’une prospection au plus près du fond, en faisant dériver son appât au ras des cailloux, des rochers et autres obstacles à proximité desquels se postent les truites par eau froide. Les basses températures rendent en effet les truites économes de leur énergie et donc de leurs déplacements. Pour se nourrir en dépensant un minimum d’énergie, elles restent au ras du fond, où elles trouvent les veines d’eau les plus lentes. Et c’est évidemment là qu’il faut présenter son appât.

De plus, elles s’éloignent rarement de leur abri dans ces conditions, se nourrissant même souvent depuis leur cache, d’où elles ne sortent que si une opportunité se présente.

 Une canne longue

La nécessiter de « coller » au fond, de « gratter » chaque obstacle implique de pêcher relativement lourd. Pas forcément très lourd, mais suffisamment pour que l’appât se présente au ras du fond, en « grattant » les obstacles et en évoluant très lentement. Pêcher lourd et lentement implique d’utiliser une canne longue, indispensable pour bien contrôler la ligne avec une bannière la plus proche possible de la verticale et éviter les accrochages. Les téléréglables  assez longues (5 à 6 m) sont donc parfaites et permettent une prospection fouillée et méticuleuse, en soutenant la plombée lorsque c’est nécessaire. Ce sont d’ailleurs les seules conditions dans lesquelles une canne téléréglable se révèle supérieure à une canne à emmanchements, type anglaise ou fil intérieur. Mais ces dernières permettent aussi de faire face à ces conditions difficiles, pour peu qu’elles soient suffisamment longue (4,20 m au moins). La tenue de canne haute permet alors de mieux aider la plombée lourde à dériver et il ne faut pas hésiter à la soutenir un peu plus que d’habitude pour éviter les accrocs et ralentir la dérive.

Voila le programme pendant quelques semaines, jusqu’à ce que la neige ait fini de fondre et que l’eau se réchauffe. Pas forcément réjouissant, mais en avril, il faut souvent en passer par là …

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