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Truite au leurre : pas trop vite !

Grisés par l’apparente facilité de la pêche de la truite au leurre, de trop nombreux pêcheurs récupèrent et animent leur leurre trop rapidement.

Est-ce dû au nombre croissant de roulements à bille dans les moulinets qui rend les manivelles de plus en plus faciles à tourner ? Est-ce un effet pervers de l’apparence mécanique de la pêche au leurre ? Ou encore le prolongement à la pêche du rythme de nos vis toujours plus speedées ? Toujours est-il que bon nombre de pêcheurs récupèrent trop rapidement leur leurre, ce qui nuit à leur efficacité. La vitesse de récupération fait partie de ces paramètres qui paraissent anodins aux yeux de la plupart des pêcheurs, mais qui ont pourtant une importance capitale à ceux des truites. Car pour que les leurres soient efficaces, leur évolution doit être adaptée aux conditions de pêche.

La truite au leurre, une question de température

Le premier paramètre important vis-à-vis de la vitesse d’évolution des leurres est la température de l’eau. On oublie trop souvent que le métabolisme des truites (animal à sang froid) est directement conditionné par la température de l’eau. Cela veut dire que si l’eau est froide, elles « fonctionnent » au ralenti et sont donc très réticentes à poursuivre ou attaquer une proie qui nage trop rapidement. Dans l’eau froide, tout va toujours trop rapidement et seuls les leurres qui évoluent lentement sont attractifs. En revanche, lorsque l’eau se réchauffe, on peut récupérer plus rapidement, mais sans trop toutefois, car les truites sont toujours économes de leur énergie et n’aiment guère ce qui va trop vite.

 Postes profonds

L’autre grand paramètre à intégrer pour bien faire évoluer son leurre est la profondeur du poste. Plus on récupère rapidement et moins il évolue profondément du fait de la résistance de l’eau. C’est là encore un mauvais point. Une bonne partie des truites qui attaquent nos leurres sont « tapies » dans leurs abris plutôt que postées dans les courants. Et ces abris sont souvent des blocs rocheux posés sur le fond. Si le leurre passe trop haut, il ne les fera pas réagir suffisamment pour qu’elles en sortent et attaquent. Pour cela, le leurre doit souvent passer au plus près des blocs sous lesquels elles sont cachées. Et c’est encore plus vrai lorsqu’on pêche dans une eau froide.

Adapter la vitesse de récupération aux conditions de pêche est un des points les plus importants pour réussir au leurre.

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