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En hiver, essayez le booby

Le booby est un streamer redoutable lorsque les truites se tiennent au ras du fond. Intégrant des matériaux flottants dans son montage, il présente en effet une action très particulière lorsqu’il est couplé à une ligne coulante.

Réussir aux carnassiers en hiver

Marqué par le froid et des conditions difficiles, l’hiver n’est jamais une saison facile pour la pêche. Il est néanmoins toujours possible d’y réussir quelques belles parties de pêche et de belles surprises ne sont jamais exclues… La pêche aux carnassiers en est la preuve.

Avec le froid, l’hiver n’est jamais une période facile à aborder. Beaucoup rangent ainsi leur canne après les fastes de l’automne et passent les mois d’hiver au chaud. D’autres, au contraire, continuent sur leur lancée et passent encore de bons moment au bord de l’eau. Ils réussissent des pêches satisfaisantes, voire parfois mémorables. Il est en effet tout à fait possible de réussir sur les carnassiers en hiver. Cela en adaptant sa stratégie et en tenant compte de quelques règles simples.

Trouver les carnassiers en hiver

La première règle, et la plus importante, est de localiser les carnassiers. Même si elles souffrent de nombreuses exceptions, les tenues hivernales des carnassiers obéissent à quelques constantes universelles. La première est la recherche des zones profondes. Cela ne veut pas dire qu’ils seront tous rassemblés au plus profond du lac, ni qu’on n’en trouvera jamais un en train de chasser dans 2 m d’eau seulement. En période d’activité, ils peuvent chasser près des bordures et donc dans peu d’eau. Mais en général, par période de froid, les carnassiers optent pour des tenues profondes où ils se rassemblent, parfois en grand nombre. Ce n’est pas systématiquement le plus profond. Mais c’est en tous cas généralement sous plusieurs mètres d’eau (6 m, 8 m, 10 m ou plus selon les lacs et les périodes). Un hiver par exemple, pendant des parties de pêche réalisées fin décembre et début janvier, nous avions pu trouver de grosses concentrations de sandres et de perches sous 15 à 20 m d’eau. Tous les postes moins profonds étaient déserts, comme nous avons pu le vérifier à l’échosondeur. L’hiver suivant à la même époque et au même endroit, sandres et brochets étaient plutôt rassemblés dans des profondeurs moindres, comprises entre 7 et 9 m. Ces deux exemples illustrent bien la variabilité des tenues de nos carnassiers en hiver. Ils démontrent également qu’ils se tiennent plutôt en profondeur.

L’autre grand paramètre à prendre en compte lorsqu’on recherche les carnassiers en hiver est de localiser les concentrations de poisson fourrage. En effet, gardons, rotengles et autres brèmes ont également tendance à se rassemblent en hiver, lorsque l’eau se refroidit significativement. Ces rassemblements peuvent parfois être très importants. Et les carnassiers les recherchent et les suivent, bien entendu. Si vous localisez des bancs de fourrages, vous pouvez être certains que des carnassiers ne sont pas loin.

Sélectionner les meilleurs périodes d’hiver

Si un refroidissement peut être propice en automne, il n’en va pas de même en hiver. Les baisses de température sont rarement favorables. À l’inverse, les radoucissements au cœur de la froidure, qui mettent toujours un peu d’action chez les sandres, brochets ou perches, sont nettement meilleurs. De même, si la pointe du jour ou le crépuscule constituent toujours des moments susceptibles de rapporter quelques touches, les heures les plus chaudes (en milieu de journée) constituent une période plus régulièrement favorable au cœur de l’hiver. Elles correspondent aussi à l’activité du fourrage qui recherche les périodes les plus chaudes.

Localiser les tenues hivernales et pêcher pendant les périodes favorables est la première règle à suivre pour prendre des carnassiers en hiver. Reste ensuite à choisir la bonne technique, qui sera souvent une technique permettant une prospection lente et insistante (drop shot, verticale, tirette).

En hiver, essayez le calmar !

Présent sur nos côtes l’hiver, le calmar « ou calamar » permet une pêche simple et amusante, qui débouche souvent sur de délicieux repas.

Avec leur tête rappelant celle d’une pieuvre avec leur bouche entourée de tentacules, mais un corps fuselé et bordé de 2 nageoires indiquant un bon nageur, les calmars sont présents sur toutes nos côtes durant l’hiver. Ils sont connus du grand publics par les spécimens géants qui défraient les chroniques de temps à autres, et surtout parce qu’ils sont délicieux et couramment consommés sous diverses formes. C’est une des raisons qui motive les pêcheurs à les rechercher lorsqu’ils sont présents sur nos côtes, de septembre à avril.

Le calmar se pêche surtout en nocturne

Le calmar se pêche essentiellement la nuit, mais on peut aussi réussir à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Les nuits de pleine lune sont idéales car moins risquées en terme de sécurité et très propices à l’activité des calmars. Même s’il peut monter près de la surface la nuit, c’est plus surement au fond qu’on trouvera le calmar. Il fréquente tous les types de milieu, que ce soit les plages ou les côtes rocheuses. Le plus simple est souvent de le rechercher près des digues ou à l’entrée des ports, deux coins qui présentent souvent l’avantage d’être éclairés la nuit.

Sa pêche ne présente pas de grosses difficultés. On mise sur la voracité du calmar qui se nourrit surtout de petits poissons. On peut utiliser des sardines qu’on esche sur une monture spéciale appelé turlutte cage. C’est la technique la plus sûre, mais qui peut se révéler fastidieuse par l’utilisation des sardines. On peut également utiliser des turluttes, des leurres spécialement conçus pour les céphalopodes. Il s’agit d’imitations sommaires de poissons, caractérisées par une couronne de pics inclinés à sa base, qui font office d’hameçon et qu’on appelle le panier. Les calmars qui viennent attaquer la turlutte se piquent avec leur tentacules et ne peuvent s’en dégager si la ligne reste correctement tendue. Les turluttes artificielles sont plus simples à utiliser et peuvent se révéler tout aussi efficaces.

Pêcher le calmar est simple

Il existe de nombreux modèles de turluttes, qui diffèrent par leur taille, leur décoration et surtout par leur densité. Il existe ainsi des modèles très denses qui coulent donc rapidement, des modèles de densité moindre qui coulent lentement et même des modèles flottant qu’on utilise en potence sur une ligne terminée par un plomb et même des turluttes très denses qui font alors office de lest. Car on peut monter des lignes avec plusieurs turluttes de différentes tailles et densités. C’est la profondeur du poste pêché qui doit guider le choix de la densité de la turlutte ou du poids du plomb si on en met un en bout de ligne.

Il existe également deux dimensions de panier (petit et grand), qui permettent de s’adapter aux tailles des calmars présents. Il est judicieux d’en tenir compte car l’efficacité est supérieure lorsqu’on met en adéquation la taille du panier et celle des calmars qui fréquentent le site pêché.

L’action de pêche est simple et consiste à ramener lentement la turlutte par des tirées molles d’une cinquantaine de centimètres, entrecoupées de pauses. Il faut ensuite chercher les calmars dans différents postes et à différentes profondeurs. La touche n’est pas brutale mais se traduit au contraire par une lourdeur sur la ligne. On peut ferrer de manière ample mais surtout pas brutale. Et il faut ensuite ramener le calmar sans donner de mou à la ligne sous peine de le décrocher, puis le glisser dans une épuisette une fois qu’il est suffisamment près. Arrivé au bord, le calmar rejette généralement de l’encre, qui est pour lui un moyen de défense. Il est alors prudent de le laisser le faire dans l’épuisette jusqu’à ce qu’il ait épuisé ses réserves.

Ensuite, il ne reste plus qu’à passer à la cuisine pour se régaler ou aller à la pêche, car le calmar constitue également un appât de premier ordre et qui intéresse tous les poissons.

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