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Pêcher à la bonne profondeur

Ecole de finesse et de subtilité, la pêche au coup est pleine de détails qui font la différence. Trouver la bonne profondeur de pêche fait partie des points clés pour réussir de belles pêches.

Les poissons blancs sont parmi les plus tatillons et délicats qui soient. Souvent nombreux, ils peuvent permettre de formidables parties de pêche. Mais très exigeants, ils peuvent aussi faire vivre de cuisants échecs si la présentation des appâts qu’on leur propose ne leur convient pas. Celle-ci passe par des montages soignés, mais aussi une présentation adaptée. De ce point de vue, la profondeur à laquelle est présenté l’appât est particulièrement importante.

Selon l’espèce

Les espèces regroupées sous l’appellation « poisson blanc » sont nombreuses. Et elles ont des comportements différents, dont il faut évidemment tenir compte. Une des différences importantes est le niveau auquel ces poissons vivent et surtout se nourrissent le plus souvent. On peut ainsi distinguer les poissons fouilleurs qui vivent et se nourrissent la plupart du temps au fond (brème, carpe, tanche, barbeau, goujon notamment), les poissons de surface (ablette, rotengle) qui fréquentent majoritairement les abords de la surface, et enfin ceux qui peuvent fréquenter tous les niveaux (gardon, chevesne) et être pêchés aussi bien entre deux eaux qu’au fond, voire en surface. Hormis lorsqu’on recherche spécifiquement des poissons de surface comme l’ablette ou le rotengle, on a généralement intérêt à débuter en pêchant au fond. C’est là en effet que se trouve la plupart de la nourriture, et c’est là que finit l’amorce qui va y rassembler les poissons. Autant donc commencer à les y chercher !

Au fond ou sur le fond ?

Pêcher au fond n’est possible que si on connaît la profondeur du coup, ainsi que sa topographie. D’où l’importance de sonder consciencieusement le poste avant de pêcher et de bien régler la position du flotteur pour que l’appât évolue à proximité du fond. Mais il y a pêcher au fond et pêcher sur le fond. Si la plupart du temps les choses se passent au voisinage du fond, les poissons blancs peuvent se montrer très tatillons sur la façon dont l’appât y est présenté. Certaines fois, il suffira qu’il soit positionné quelques centimètres au-dessus du fond. D’autres fois en revanche, il faudra qu’il repose immobile sur le fond. On règle alors le flotteur de manière à ce que sa distance avec l’hameçon soit légèrement supérieure à la profondeur du coup et ainsi que le bas de ligne traîne de quelques centimètres sur le fond. D’autres fois enfin, il faudra franchement « traîner », c’est à dire qu’une bonne partie du bas de ligne repose sur le fond, pour que les touches se succèdent.

Des essais successifs

Ce n’est qu’avec des essais successifs, réalisés en fonction de la cadence des touches, qu’on trouvera ce que veulent les poissons. Et lorsque la pêche au fond ne donne pas de résultats, il est temps de chercher les poissons à un autre niveau. Si la plupart des cyprinidés se nourrissent préférentiellement sur le fond, il est également des cas où ils sont « décollés » et préfèrent une présentation dans la colonne d’eau. Il faut donc constamment chercher le bon niveau de présentation, en décollant l’appât par des changements successifs de la position du flotteur jusqu’à trouver la bonne hauteur, que les poissons tarderont pas à nous signaler !

Madaï Jig

Le Madaï Jig, dense et vivant à la fois

Venu tout droit du Japon, le Madaï Jig est très efficace sur les sparidés comme le pagre ou le denti. Leurre original, son nom vient du nom japonais du pagre (madaï), poisson très apprécié là-bas et pour lequel il a été mis au point. Le madaï jig imite l’aspect général d’un petit céphalopode (poulpe, calmar ou seiche), proie très appréciée de nombreux poissons carnassiers.

Le Madaï jig, un leurre en deux parties

Le madaï jig est constitué de deux parties distinctes. La première est une tête de densité élevée, généralement en plomb et d’aspect réaliste (décors, yeux, etc…). La seconde est constituée d’une « jupe » de tentacules souples en caoutchouc, de longueur et de couleur variable selon les modèles. Enfin, l’armement est constitué d’un ou deux hameçons assistés, c’est-à-dire non pas directement fixés à la tête plombée mais reliés à elle par un court brin de tresse souple et très solide. Cet armement présente un double avantage : tout d’abord favoriser le ferrage, les hameçons étant légers et libres sont en effet mieux engamés lors de l’attaque. Mais également réduire les décrochages.

Facile à utiliser

Comme la plupart des jigs, le madaï jig s’utilise principalement en bateau, afin de garder un contrôle vertical de la ligne et d’éviter ainsi trop d’accrochages. On peut cependant, à condition d’opter pour des grammages réduits, l’utiliser du bord au niveau de tombants importants. Mais il faut alors savoir accepter les accrochages et les pertes de leurre.
Le madaï jig s’anime de manière bien moins dynamique que les jigs classiques. L’attractivité de sa jupe s’exprime en effet avec une animation lente à modérée, faite de tirées / relâchés. Classiquement, on laisse le jig descendre au voisinage du fond aux abords duquel on effectue l’animation, mais on peut également le faire remonter lentement en l’animant dans la colonne d’eau.

Excellent pour les sparidés

Le madaï jig est particulièrement efficace sur les sparidés, notamment le pagre et le denti, mais il est aussi efficace sur d’autres espèces comme la sériole ou le bar, pour ne citer que celles-là. On trouve de nombreux modèles de madaï jig, qui diffèrent principalement par la forme et le réalisme de leur tête plombée mais conservent tous le même principe général. En jouant sur les différents modèles, on trouve une large palette de grammages, allant de 20 à plus de 200 g permettant de pêcher différents types de postes. À essayer d’urgence si ce n’est pas encore fait.

BAS DE LIGNE

Quel bas de ligne pour pêcher le carnassier ?

Il existe différentes possibilités pour réaliser les bas de ligne pour pêcher le carnassier. Chacune présente des avantages et des inconvénients. En effet, les impératifs ne sont pas les mêmes selon le type de parcours, l’espèce ou la technique choisie. Le rôle du bas de ligne est double : assurer une bonne présentation tout en offrant une résistance suffisante aux contraintes de pêche (résistance à l’abrasion et surtout dents coupantes des brochets). Les différentes espèces de carnassiers sont en outre plus ou moins méfiantes : le sandre est le plus exigeant mais le brochet le plus « dur » avec les bas de ligne à cause de ses dents coupantes. Ainsi, selon les cas de figure (types de poste, clarté de l’eau, action de pêche, espèce), il faut donc privilégier tantôt la discrétion, tantôt la résistance, sans oublier de prendre en compte les contraintes physiques des différents matériaux et leur coût.

Voici les principales possibilités pour pêcher le carnassier : avec leurs avantages et inconvénients.

Nylon :

C’est le plus simple et le plus économique des bas de ligne. Il a pour lui sa grande souplesse, ainsi que sa discrétion sous l’eau. Ce serait donc un matériau idéal s’il n’était si peu résistant aux dents du brochet. Ainsi, si le brochet est l’espèce ciblée ou simplement suffisamment présent dans le parcours pêché, le nylon est à proscrire. En revanche, il s’agit d’un bon choix pour la perche, le sandre ou le black-bass, en concurrence directe cependant avec le fluorocarbone qui présente quelques avantages supplémentaires.

Fluorocarbone :

Semblable au nylon, il s’en distingue par une moindre souplesse, une plus grande résistance à l’abrasion et un indice de réfraction de la lumière proche de celui de l’eau qui le rend moins visible. Le fluorocarbone est donc plus discret que le nylon, un peu plus sur vis-à-vis des dents d’un brochet (surtout dans des diamètres importants) bien que n’offrant pas de garantie absolue sur ce point. Il est en revanche plus coûteux que le nylon. Le fluorocarbone est donc un choix intéressant pour les pêches des eaux limpides, des postes encombrés et des poissons difficiles, surtout si quelques brochets peuplent le parcours.

Avançon acier :

L’acier offre une sécurité absolue face aux dents tranchantes du brochet. En revanche, il est très visible et possède une mémoire qui le fait « coquer » ou « tirebouchonner » rapidement et peut devenir problématique, surtout pour la réalisation de nœuds. Mais il s’agit aussi d’un matériau simple à utiliser dans le cas d’avançons « prêt à l’emploi » et assez peu coûteux. Les bas de ligne acier sont donc intéressants dès qu’on cible le brochet, que ce soit au vif ou avec les leurres qui fonctionnent en récupération linéaire comme la cuillère ou les poissons nageurs de type crankbait.

Tresse acier composite :

Aussi peu discrètes que l’acier, les tresses composites sont cependant beaucoup plus souples et offrent en outre plus de possibilités en permettant facilement la réalisation de nœuds. Elles sont donc intéressantes dès que le brochet est présent, particulièrement pour les pêches aux leurres ou au poisson mort manié. Mais leur prix est nettement supérieur à celui de l’acier.

Titanium :

Le titane est un des derniers matériaux apparus. Il est résistant aux dents du brochet et a peu de mémoire. Beaucoup plus fin que l’acier ou les tresses composites à résistance équivalente, il n’est cependant pas possible de le nouer soi-même. Il faut donc utiliser des avançons préalablement préparés ou prêts à l’emploi, qui sont terminés par des boucles. Il s’agit en outre d’un matériau assez onéreux. Ses caractéristiques le rendent cependant intéressant pour la recherche du brochet dans le cas de l’utilisation de gros leurres.

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Evo crank

CARNASSIERS AU LEURRE : DEBUTEZ LA SAISON AU CRANKBAIT !

Simple d’utilisation, efficace sur quasiment tous les carnassiers et particulièrement le brochet,le crankbait est un excellent leurre pour débuter sa saison.

Le 1er mai, c’est l’ouverture de la pêche du brochet ! C’est donc le moment de ressortir les boites à leurres et de retrouver le chemin des lacs et rivières de seconde catégorie. Brochets, sandres et perches n’ont pas été pêchés depuis 3 mois pour cause de reproduction et sont donc moins méfiants. Voilà une bonne occasion de pêcher au crankbait, un leurre très intéressant pour prospecter de grandes étendues et couvrir du terrain.

Le crankbait, un leurre à réaction

Ces poisons nageurs se reconnaissent au premier coup d’œil grâce à leur forme trapue et à leur bavette souvent prononcée.  Ce sont des leurres dits « à réaction », c’est-à-dire faits pour faire réagir les poissons et déclencher des attaques réflexes. Ils émettent des signaux puissants, particulièrement de fortes vibrations, par leur nage serrée et leurs battements latéraux très prononcés (le fameux wobbling). Certains modèles sont en outre dotés de systèmes sonores qui ajoutent un signal supplémentaire qui peut se propager très loin. Le résultat est un leurre agressif, qui dérange les poissons et les fait souvent réagir par une attaque plus réactive que pour s’alimenter. En contrepartie, les crankbait ne sont pas faits pour insister. Si le carnassier doit réagir, il le fait au cours des premiers passages du leurre, rarement au 15ème. Les crankbait sont donc intéressants pour prospecter de grandes étendues et couvrir du terrain à la recherche de poissons réactifs.

Facile à animer

Leur animation est facile : on peut en effet se contenter d’une simple récupération linéaire, comme on le ferait d’une cuillère. Elle ne doit cependant pas être trop lente. Les leurres à réaction, qui cherchent à provoquer le poisson, doivent en effet à être animés rapidement pour ne pas les laisser « réfléchir » et provoquer des attaques réflexes. Tout reste relatif bien sûr, il ne faut pas faire la course avec les poissons !

On peut aussi varier l’animation par quelques coups de scion, qui vont provoquer autant de ruptures dans l’évolution du leurre, souvent décisifs pour déclencher l’attaque. On peut aussi faire se succéder phases rapides et temps de pause, particulièrement avec les modèles flottants, qui remontent alors vers la surface en se « dodelinant » de manière très attractive.

Chaque crankbait est conçu pour évoluer à une profondeur donnée, généralement indiquée sur la boite. Selon la profondeur du poste, on choisira donc un modèle adéquat, du « peu plongeur » pour les zones peu profondes au « grand plongeur » pour les postes profonds. Sachant qu’il ne faut pas espérer faire descendre un crankbait classique à plus de 4-5 m de profondeur. Au-delà, mieux vaut opter pour d’autres types de leurres.

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EN AVRIL : OSEZ LA PÊCHE AU TOC « À GRATTER »

Avril annonce souvent des conditions de pêche difficiles pour la truite. La pêche au toc « à gratter » est alors la plus indiquée pour tirer son épingle du jeu.

Les eaux froides et la fonte de neige réduisent fortement l’activité des truites et rendent la pêche incertaine et irrégulière. C’est particulièrement le cas en avril, un des mois les plus difficiles de la saison. Pour tirer son épingle du jeu, la solution est une pêche au toc « à gratter », souvent la seule qui fonctionne dans ces conditions difficiles.

Pour la pêche au toc « à gratter », prospecter le ras du fond et des abris

Même si on ne la connait pas, on comprend tout de suite ce qui se cache derrière l’expression imagée « pêche à gratter ». Elle illustre bien, en effet, la nécessité d’une prospection au plus près du fond, en faisant dériver son appât au ras des cailloux, des rochers et autres obstacles à proximité desquels se postent les truites par eau froide. Les basses températures rendent en effet les truites économes de leur énergie et donc de leurs déplacements. Pour se nourrir en dépensant un minimum d’énergie, elles restent au ras du fond, où elles trouvent les veines d’eau les plus lentes. Et c’est évidemment là qu’il faut présenter son appât.

De plus, elles s’éloignent rarement de leur abri dans ces conditions, se nourrissant même souvent depuis leur cache, d’où elles ne sortent que si une opportunité se présente.

 Une canne longue

La nécessiter de « coller » au fond, de « gratter » chaque obstacle implique de pêcher relativement lourd. Pas forcément très lourd, mais suffisamment pour que l’appât se présente au ras du fond, en « grattant » les obstacles et en évoluant très lentement. Pêcher lourd et lentement implique d’utiliser une canne longue, indispensable pour bien contrôler la ligne avec une bannière la plus proche possible de la verticale et éviter les accrochages. Les téléréglables  assez longues (5 à 6 m) sont donc parfaites et permettent une prospection fouillée et méticuleuse, en soutenant la plombée lorsque c’est nécessaire. Ce sont d’ailleurs les seules conditions dans lesquelles une canne téléréglable se révèle supérieure à une canne à emmanchements, type anglaise ou fil intérieur. Mais ces dernières permettent aussi de faire face à ces conditions difficiles, pour peu qu’elles soient suffisamment longue (4,20 m au moins). La tenue de canne haute permet alors de mieux aider la plombée lourde à dériver et il ne faut pas hésiter à la soutenir un peu plus que d’habitude pour éviter les accrocs et ralentir la dérive.

Voila le programme pendant quelques semaines, jusqu’à ce que la neige ait fini de fondre et que l’eau se réchauffe. Pas forcément réjouissant, mais en avril, il faut souvent en passer par là …

Truite au leurre : pas trop vite !

Grisés par l’apparente facilité de la pêche de la truite au leurre, de trop nombreux pêcheurs récupèrent et animent leur leurre trop rapidement.

Est-ce dû au nombre croissant de roulements à bille dans les moulinets qui rend les manivelles de plus en plus faciles à tourner ? Est-ce un effet pervers de l’apparence mécanique de la pêche au leurre ? Ou encore le prolongement à la pêche du rythme de nos vis toujours plus speedées ? Toujours est-il que bon nombre de pêcheurs récupèrent trop rapidement leur leurre, ce qui nuit à leur efficacité. La vitesse de récupération fait partie de ces paramètres qui paraissent anodins aux yeux de la plupart des pêcheurs, mais qui ont pourtant une importance capitale à ceux des truites. Car pour que les leurres soient efficaces, leur évolution doit être adaptée aux conditions de pêche.

La truite au leurre, une question de température

Le premier paramètre important vis-à-vis de la vitesse d’évolution des leurres est la température de l’eau. On oublie trop souvent que le métabolisme des truites (animal à sang froid) est directement conditionné par la température de l’eau. Cela veut dire que si l’eau est froide, elles « fonctionnent » au ralenti et sont donc très réticentes à poursuivre ou attaquer une proie qui nage trop rapidement. Dans l’eau froide, tout va toujours trop rapidement et seuls les leurres qui évoluent lentement sont attractifs. En revanche, lorsque l’eau se réchauffe, on peut récupérer plus rapidement, mais sans trop toutefois, car les truites sont toujours économes de leur énergie et n’aiment guère ce qui va trop vite.

 Postes profonds

L’autre grand paramètre à intégrer pour bien faire évoluer son leurre est la profondeur du poste. Plus on récupère rapidement et moins il évolue profondément du fait de la résistance de l’eau. C’est là encore un mauvais point. Une bonne partie des truites qui attaquent nos leurres sont « tapies » dans leurs abris plutôt que postées dans les courants. Et ces abris sont souvent des blocs rocheux posés sur le fond. Si le leurre passe trop haut, il ne les fera pas réagir suffisamment pour qu’elles en sortent et attaquent. Pour cela, le leurre doit souvent passer au plus près des blocs sous lesquels elles sont cachées. Et c’est encore plus vrai lorsqu’on pêche dans une eau froide.

Adapter la vitesse de récupération aux conditions de pêche est un des points les plus importants pour réussir au leurre.