Les fiches conseils d'Europêche

En hiver, essayez le booby

Le booby est un streamer redoutable lorsque les truites se tiennent au ras du fond. Intégrant des matériaux flottants dans son montage, il présente en effet une action très particulière lorsqu’il est couplé à une ligne coulante.

L’hiver est la saison traditionnelle de la pêche à la mouche en réservoir. Ces lacs nécessitent toutefois une approche spécifique. En effet, les techniques mouches rivière ne s’y appliquent que partiellement. La pêche en mouche sèche peut y être pratiquée, mais elle reste marginale par rapport aux pêches sous l’eau. La pêche au streamer est celle qui présente l’efficacité la plus régulière. Ces mouches-leurres déclenchent des attaques agressives des truites de réservoir.

Le booby : une action ascendante pour les truites de réservoir

La plupart des streamer utilisés en réservoir sont plombés ou de densité neutre. Le « booby » est différent. C’est un streamer qui intègre une paire de gros yeux en mousse flottante. Il présente ainsi une densité inférieure à celle de l’eau. Une fois dans l’eau, il flotte et doit donc être utilisé avec une soie plongeante qui l’entraîne en profondeur pour pêcher sous la surface. Ce couple « soie plongeante – mouche flottante » permet une action de pêche radicalement différente des autres streamer. En effet, lorsqu’on le récupère, le booby suit la trajectoire de la ligne coulante et descend donc vers le fond. En revanche, il remonte vers la surface lorsqu’on cesse la récupération. On comprend tout l’intérêt qu’on peut en tirer : après avoir laissé la ligne descendre au fond, on anime le streamer par une succession de tirées entrecoupées de phases d’arrêt. Résultat : le booby évolue alors dans une alternance de descentes vers le fond puis de remontées lentes vers la surface. Ces phases ascensionnelles imitent parfaitement une nymphe en train de monter vers la surface, comme le font par exemple les larves de libellule avant leur transformation au stade adulte.

L’amplitude des phases de descente et de remontés est directement proportionnelle à la longueur du bas de ligne. Lorsqu’on veut pêcher au ras du fond, il doit être très court (50 à 80 cm) pour maintenir la mouche près du fond. C’est une des spécialités du booby, qui est un des meilleurs streamer à utiliser lorsque les truites stationnent au fond. En permettant une action lente et insistante juste au-dessus du fond (tout en évitant les accrochages), le booby est extrêmement efficace.

Quel montage pour pêcher la truite au booby en réservoir ?

Le montage de base comprend 1 booby. Mais on peut aussi en fixer 2 voire 3 pour prospecter différentes profondeurs en même temps. On utilise alors un bas de ligne plus long et des potences assez courtes (10 à 15 cm) pour fixer le ou les streamer supplémentaires. Chacun est alors espacé de 60 cm à 1 m. Le montage à plusieurs booby permet de prospecter plus rapidement différentes couches d’eau, mais il n’est pas sans risque au niveau du lancer : attention aux sacs de nœuds ! Il doit donc être réservé aux journées sans vent. Et les lancers doivent être plus doux pour éviter de passer son temps à défaire des nœuds.
Les booby montés avec des matériaux souples sont les plus attractifs avec les animations lentes. Le marabou par exemple, rentre en mouvement à la moindre sollicitation et améliore l’attractivité du streamer.
Utilisé la plupart du temps dans des tailles moyennes (hameçon n° 6 à 10), le booby n’a pas besoin de bas de ligne très fin. Les pointes recommandées sont ainsi comprises entre 18 et 24/100. Cela offre une bonne marge de sécurité face aux grosses truites que le booby permet régulièrement de ferrer.

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