Les fiches conseils d'Europêche

La nymphe, la technique tout terrain

nymphe

La pêche à la mouche s’est longtemps limitée à la seule pêche en surface avec des mouches flottant sur l’eau. Mais la pêche à la nymphe, avec des imitations de larves aquatiques qui évoluent sous l’eau, tend à la supplanter par son efficacité et sa régularité.La pêche à la mouche consiste à leurrer les poissons avec des imitations d’insectes aquatiques réalisées à partir de poils et de plumes noués sur un hameçon. Les insectes aquatiques constituent en effet les proies préférentielles de bon nombre de poissons de rivière, notamment la truite. La majorité de ces insectes partagent leur vie entre une phase larvaire qui se déroule sous l’eau et une phase adulte, plus brève et qui se déroule à l’air libre. L’exemple type est l’éphémère. Elle passe une ou plusieurs années à vivre dans le fond des rivières sous forme larvaire et qui se transforme en un gracieux insecte ailé lorsqu’elle devient adulte. Sa vie ne dure alors qu’un temps très bref, celui qu’il faut pour s’accoupler et pondre avant de mourir.

Les truites s’alimentent plus souvent sous l’eau

Si les mouches sèches, flottant sur la surface, constituent des imitations des stades adultes des insectes aquatiques, les nymphes, conçues pour évoluer sous l’eau, sont des imitations de leurs larves subaquatiques. Avec ces deux types d’imitations, on couvre donc l’ensemble du cycle biologique des insectes, ce qui permet de pêcher en toutes circonstances et pas seulement lorsque les truites se mettent à gober. Et c’est bien là le grand intérêt de la pêche à la nymphe. Car il faut garder à l’esprit que les truites s’alimentent la plupart du temps sous l’eau et ne se nourrissent en surface qu’en certaines occasions. Elle ne se nourrissent en surface que lorsque les conditions sont vraiment favorables, c’est-à-dire lorsque la nourriture est suffisamment abondante et pas trop difficile à capturer.

La nymphe s’adapte à toutes les conditions

Partant de ce constat, on comprend immédiatement l’intérêt de la pêche à la nymphe, qui permet de pêcher en toutes circonstances. En effet, non seulement la technique s’adresse au mode de nutrition le plus fréquent des truites, mais on peut en outre fabriquer des nymphes de diverses tailles et densités, de manière à s’adapter à tous les cas de figures rencontrés. On peut ainsi pêcher à tous les niveaux, du ras du fond jusque sous la surface en jouant sur la densité des matériaux et le plombage, de manière à s’adapter au menu des truites et imiter toutes leurs proies habituelles. On peut également, grâce à cette technique tout terrain, conserver ses chances dans les conditions habituellement défavorables pour la mouche. Par exemple et à condition que l’eau ne soit pas excessivement teintée, on peut pêcher par fort débit, conditions habituellement rédhibitoires pour la mouche, en prospectant simplement les remous de bordures à l’aide d’une nymphe lestée et volumineuse. Tout comme on peut réussir dans les très délicates conditions d’étiage en pêchant avec de très petites imitations peu lestées. La nymphe s’adapte également à tous les types de parcours, du lac au ruisseau, en passant bien évidemment par la rivière.

Le délicat moment du ferrage en pêchant en nymphe

Les points les plus importants de cette technique sont la conduite de la nymphe (qui doit évoluer sous l’eau de manière naturelle, comme une véritable larve portée par les courants) et le ferrage. La truite recrache en effet très rapidement cette imitation qui peut la tromper visuellement, mais jamais longtemps par son goût ou sa texture. Le ferrage doit donc être immédiat, dès la perception de la touche. Et c’est justement une des difficultés majeures de la technique : laisser suffisamment de liberté à la nymphe pour qu’elle évolue naturellement sous l’eau, tout en conservant suffisamment de contrôle sur la ligne pour percevoir les touches. C’est un des points qui rend cette technique si délicate à bien maîtriser … mais aussi si passionnante !

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