Les fiches conseils d'Europêche

Le mulet en finesse

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Abondant, souvent de belle taille et très combatif, le mulet représente une belle opportunité de bien s’amuser.

Présent partout (ports, côtes rocheuses, plages, estuaires, étangs et canaux littoraux) et souvent de belle taille (régulièrement autour du kg et parfois bien plus), le mulet ou muge comme on l’appelle sur la côte méditerranéenne, est un poisson bigrement intéressant. Si on ajoute qu’au bout d’une ligne, c’est un sacré combattant qui ne se rend qu’après une belle bagarre, on réalise vite l’opportunité qu’il représente pour des parties de pêche mémorables.

Une ligne fine : indispensable pour prendre régulièrement des mulets

Malheureusement, les pêcheurs désireux d’en profiter sont souvent déçus de leurs résultats. Tout simplement parce que si le mulet ne craint pas de se laisser observer, il est en revanche d’une grande méfiance et refuse la plupart des appâts mal présentés. Ainsi, sans adaptation des montages, on réussit rarement en dehors de quelques jours aussi fastes qu’exceptionnels pendant lesquels les mulets avaleraient n’importe quoi. Pour réussir régulièrement, des lignes fines sont indispensables.

La ligne flottante est de loin la meilleure façon de pêcher le mulet. Comme avec tous les poissons méfiants, il faut affiner tout ce qui peut l’être. On choisira ainsi un bas de ligne en 16 ou 14/100, voire en 12 lorsque les mulets refusent le reste. Le corps de ligne sera quant à lui en 20 à 16/100. Compte tenu de ces diamètres, une canne suffisamment souple est nécessaire, mais elle doit avoir une bonne réserve de puissance. L’idéal est une canne de type anglaise, à emmanchement ou téléscopique. L’hameçon doit être petit : un n°16 voire 18 fort de fer permet d’éviter au mulet de ressentir la présence d’un piège dans l’esche et augmente considérablement le nombre de touches. Le flotteur sera évidemment équilibré au mieux, en fonction des conditions de pêche. La plombée sera partagée, une moitié concentrée sous le flotteur et le reste étalée jusqu’au bas de ligne afin de créer une ligne très sensible, capable de signaler la moindre touche de ce poisson chipoteur comme pas deux. Elle sera en outre suffisamment souple pour assurer une bonne présentation de l’esche.

Concernant cette dernière, le choix est vaste. Le mulet est en effet un poisson omnivore, capable de consommer toutes sortes de proies : vers, crevettes, coquillages, végétaux (on le voit fréquemment brouter des algues sur les rochers). Tous les appâts, du moment qu’ils sont suffisamment petits pour être engamés par la bouche du mulet, peuvent donc l’intéresser. Néanmoins, ceux qui donnent les meilleurs résultats sont la mie de pain pétrie, le morceau de néréïde ou encore des fragments de crevette ou de sardine. Ils sont peu coûteux, pas difficiles à trouver mais doivent en revanche être frais.

Le mulet est omnivore

L’amorçage est fortement conseillé si on veut faire de belles bourriches. L’idéal est une amorce nuageante. Les préparations du commerce sont efficaces et pratiques. Mais on peut également la préparer soi même, à base de pain mélangé à des sardines hachées, de semoule de blé fine aromatisée avec de l’huile de sardine ou de pâtes alimentaires finement hachées, pour ne donner que quelques exemples.

Il faut bien entendu un petit moment avant que les mulets se rassemblent sur le coup, puis augmentent leur activité jusqu’à une sorte de frénésie pendant laquelle la compétition avec leurs congénères leur fait perdre toute méfiance. Plus qu’un amorçage massif de départ, mieux vaut procéder avec parcimonie mais sur la durée : le rappel est en effet excellent pour éviter que les captures successives ne finissent par effrayer le banc rassemblé sur le coup. Compte tenu de la combativité du mulet, une épuisette est indispensable avec des lignes fines. Une bourriche anglaise permet en outre de conserver vivant ces poissons avant de relâcher ceux qu’on ne souhaite pas consommer.

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