Les fiches conseils d'Europêche

En hiver, essayez le calmar !

Présent sur nos côtes l’hiver, le calmar « ou calamar » permet une pêche simple et amusante, qui débouche souvent sur de délicieux repas.

Avec leur tête rappelant celle d’une pieuvre avec leur bouche entourée de tentacules, mais un corps fuselé et bordé de 2 nageoires indiquant un bon nageur, les calmars sont présents sur toutes nos côtes durant l’hiver. Ils sont connus du grand publics par les spécimens géants qui défraient les chroniques de temps à autres, et surtout parce qu’ils sont délicieux et couramment consommés sous diverses formes. C’est une des raisons qui motive les pêcheurs à les rechercher lorsqu’ils sont présents sur nos côtes, de septembre à avril.

Le calmar se pêche surtout en nocturne

Le calmar se pêche essentiellement la nuit, mais on peut aussi réussir à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Les nuits de pleine lune sont idéales car moins risquées en terme de sécurité et très propices à l’activité des calmars. Même s’il peut monter près de la surface la nuit, c’est plus surement au fond qu’on trouvera le calmar. Il fréquente tous les types de milieu, que ce soit les plages ou les côtes rocheuses. Le plus simple est souvent de le rechercher près des digues ou à l’entrée des ports, deux coins qui présentent souvent l’avantage d’être éclairés la nuit.

Sa pêche ne présente pas de grosses difficultés. On mise sur la voracité du calmar qui se nourrit surtout de petits poissons. On peut utiliser des sardines qu’on esche sur une monture spéciale appelé turlutte cage. C’est la technique la plus sûre, mais qui peut se révéler fastidieuse par l’utilisation des sardines. On peut également utiliser des turluttes, des leurres spécialement conçus pour les céphalopodes. Il s’agit d’imitations sommaires de poissons, caractérisées par une couronne de pics inclinés à sa base, qui font office d’hameçon et qu’on appelle le panier. Les calmars qui viennent attaquer la turlutte se piquent avec leur tentacules et ne peuvent s’en dégager si la ligne reste correctement tendue. Les turluttes artificielles sont plus simples à utiliser et peuvent se révéler tout aussi efficaces.

Pêcher le calmar est simple

Il existe de nombreux modèles de turluttes, qui diffèrent par leur taille, leur décoration et surtout par leur densité. Il existe ainsi des modèles très denses qui coulent donc rapidement, des modèles de densité moindre qui coulent lentement et même des modèles flottant qu’on utilise en potence sur une ligne terminée par un plomb et même des turluttes très denses qui font alors office de lest. Car on peut monter des lignes avec plusieurs turluttes de différentes tailles et densités. C’est la profondeur du poste pêché qui doit guider le choix de la densité de la turlutte ou du poids du plomb si on en met un en bout de ligne.

Il existe également deux dimensions de panier (petit et grand), qui permettent de s’adapter aux tailles des calmars présents. Il est judicieux d’en tenir compte car l’efficacité est supérieure lorsqu’on met en adéquation la taille du panier et celle des calmars qui fréquentent le site pêché.

L’action de pêche est simple et consiste à ramener lentement la turlutte par des tirées molles d’une cinquantaine de centimètres, entrecoupées de pauses. Il faut ensuite chercher les calmars dans différents postes et à différentes profondeurs. La touche n’est pas brutale mais se traduit au contraire par une lourdeur sur la ligne. On peut ferrer de manière ample mais surtout pas brutale. Et il faut ensuite ramener le calmar sans donner de mou à la ligne sous peine de le décrocher, puis le glisser dans une épuisette une fois qu’il est suffisamment près. Arrivé au bord, le calmar rejette généralement de l’encre, qui est pour lui un moyen de défense. Il est alors prudent de le laisser le faire dans l’épuisette jusqu’à ce qu’il ait épuisé ses réserves.

Ensuite, il ne reste plus qu’à passer à la cuisine pour se régaler ou aller à la pêche, car le calmar constitue également un appât de premier ordre et qui intéresse tous les poissons.

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