Les fiches conseils d'Europêche

Pêche au coup : Le barbeau à la calée.

Souvent abondant et fréquemment de belle taille, le barbeau est paradoxalement peu pêché. C’est pourtant un rude adversaire, bagarreur à souhait et qui peut procurer de belles sensations !

Le barbeau vit dans les parties de rivières relativement courantes et aux eaux réchauffées. Il cohabite avec la truite dans les zones aval de première catégorie, mais vit surtout dans de longues portions de rivières en aval des zones à truites. De nombreuses rivières hébergent de belles densités de barbeaux et sont pêchables toute l’année. En plus d’y être abondant, le barbeau y atteint de belles tailles (couramment autour du kg et régulièrement bien plus) … et n’est quasiment pas pêché ! Que demander de plus pour s’amuser ?

Pêcher le barbeau en plombée

Le barbeau se pêche de bien des façons. Mais s’il peut occasionnellement se prendre à la mouche (très intéressant en nymphe) ou au leurre (leurre dur ou souple), c’est tout de même en pêchant avec des appâts qu’on a les meilleures chances de faire de belles pêches. La pêche au toc est aussi efficace qu’agréable dans les parties les plus courantes, mais la ligne flottante et la pêche en plombée sont de loin les méthodes les plus polyvalentes et régulières. Cette dernière est la plus simple à mettre en œuvre et aussi celle qui permet de prendre les plus beaux spécimens ! Elle est basée sur une pêche « à la calée » dans les postes un peu courants mais surtout profonds. La plombée est souvent une simple « olive » enfilée sur le corps de ligne, mais celle-ci peut également être montée sur un anti-emmêleur du type de celui qu’utilisent les carpistes afin de minimiser les accrochages dans les galets. Dans des fonds très accrocheurs, on peut également opter pour une plombée en dérivation fixée à un brin cassant qui permettra de ne perdre que le plomb en cas d’accrochage.

Le poids de la plombée est bien entendu conditionné par la force du courant et la profondeur du coup. Elle varie le plus souvent de 20 à 50 g. Le corps de ligne est en nylon 20 à 26/100 et le bas de ligne, long d’environ 1 m, est d’un diamètre compris entre 16 et 22/100 selon la taille des barbeaux présents et l’esche utilisée. La taille de l’hameçon varie également en fonction de celle de l’appât, allant du n° 16 fort de fer au n° 8. Les meilleurs appâts sont la grappe d’asticot, des larves aquatiques qu’on ramasse sous les cailloux du fond de la rivière ou encore une pâte à base de fromage à tartiner (on utilisera alors un petit hameçon triple pour mieux la faire tenir).

Canne en l’air pour pêcher le barbeau en plombée

La ligne est simplement lancée vers l’aval et la canne bien calée, dans une position proche de la verticale de manière à soustraire le maximum de bannière au courant. Le frein ne doit surtout pas être trop serré, car le départ d’un beau barbeau peut tout emporter ! Un amorçage du coup est toujours positif, et met les barbeaux en activité s’ils ne le sont pas déjà, ou les attire sur le coups s’ils sont actifs ailleurs. De ce point de vue, l’utilisation d’un feeder augmente considérablement le nombre de touches. On optera alors pour un feeder en plastique perforé qu’on garnira d’asticot avant chaque lancer (possible en seconde catégorie uniquement).

Une fois piquée, le barbeau offre une lutte opiniâtre en tenant le fond avec obstination. C’est un adversaire valeureux qu’on remettra soigneusement à l’eau. Certains le jettent aux orties pensant qu’il concurrence la truite. S’il a effectivement tendance à augmenter dans certaines portions aval de rivière de première catégorie alors que les truites y diminuent, c’est simplement que le milieu lui devient plus favorable et moins à la truite, généralement sous l’effet d’un réchauffement de l’eau. L’augmentation de l’un n’est pas en lien direct avec et la diminution de l’autre, mais sont simplement le reflet de changements du milieu.

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